Corée du Sud : les six heures de loi martiale qui voulaient placer la presse sous contrôle militaire
Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a déclaré la loi martiale dans la nuit du 3 décembre 2024. Le premier décret du commandement militaire interdisait toute activité politique et plaçait « tous les médias et publications » sous le contrôle du commandement de la loi martiale.
Quelques heures plus tard, des députés sont parvenus à entrer dans l’Assemblée nationale — certains en escaladant des grilles — et ont voté à l’unanimité des 190 présents la révocation de la mesure. Yoon l’a levée au petit matin, environ six heures après l’avoir annoncée. Le Parlement a ensuite voté sa destitution, confirmée par la Cour constitutionnelle en avril 2025.
La couverture en direct de journalistes et de citoyens, retransmise dans tout le pays alors que des soldats encerclaient le Parlement, a été décisive pour que la population vienne défendre l’institution. L’épisode a rappelé que le contrôle de l’information est toujours l’un des premiers objectifs de toute rupture de l’ordre constitutionnel.
Sources : Assemblée nationale de la République de Corée ; RSF.